dimanche 13 septembre 2009

09/09 : départ de Toulouse

Après le stress de la veille au boulot, le stress du départ.

Pourtant les bagages sont prêts et pesés (35 kg pour deux quand même !), les dernières consignes données...
Mais on a toujours peur d'oublier quelque chose !

Quinze minutes avant le départ, je décide de me créer un compte Skype (merci Gwen de m'y avoir fait penser). Quelques essais plus tard, c'est le moment de partir et Margot me dit qu'elle vient de recevoir un mail du sélectionneur demandant d'imprimer son billet électronique. Et oui, elle, elle ne part que samedi ! Bref, on s'y met et évidemment en pleine édition, panne d'encre ! La tension monte d'un coup, mais comme je suis prévoyant et organisé, je trouve rapidement une cartouche de rechange et termine ma dernière action ! Un dernier petit câlin ému à Miomione (c'est ma chienne adorée !) et c'est le départ pour Blagnac.

Cette fois, il ne faut plus penser à rien. Nous sommes à l'aéroport une heure et demi avant l'heure du départ pour Amsterdam. Dernier coup de fil avec Juliette qui vient de terminer ses cours. C'est l'aînée de la famille sur qui presque tout va reposer pendant trois semaines ! Heureusement, elle nous déstresse et on a confiance. Un petit goûter puis on embarque sur un Fokker 70 de KLM.

Nous voilà déjà à Amsterdam, vraiment le vol m'a paru moins long qu'un Toulouse - Paris. Par contre, très impressionné par l'importance de Schipol que je découvre... Tant mieux, on aura presque dix heures pour le visiter au retour !

L'embarquement pour Shanghai arrive assez vite et on découvre que le boeing 747 est loin d'être plein. Chouette, on va pouvoir prendre nos aises ! Hélas, pas de chance, il y avait un chinois "boulet" dans l'avion et il était pour nous ! Françoise côté hublot, le chinois côté couloir et moi au milieu. Tous les autres passagers (une majorité de chinois) ont bougé pour se mettre dans des rangées vides mais pas notre chinois.

Voyant cela, l'hôtesse lui propose (en anglais) de changer de place. Il fait signe oui de la tête mais ne bouge pas. Un chinois vient également le lui proposer (enfin je pense !) mais toujours pas de réaction. Et voilà, on se le coltine jusqu'à Shanghai alors que nombre de passagers avaient trois sièges pour s'étendre ! en plus, il n'a pas arrêté de renifler, ce qui était non seulement agaçant mais un peu inquiétant !

10 heures de vol, on se dit qu'on va pouvoir faire plein de choses. Avec mes trois guides sur la Chine, j'hésitais entre l'étude de Confucius ou celles des dynasties chinoises. Mais peut-être perturbé par notre boulet ou déjà fatigué, je n'ai finalement pas pu aller au bout. Les Shang, Zhou, Qui, Han, Tong, Song, Yuan... Faut dire qu'il y en a beaucoup ! tant pis, il faudra approfondir sur place !

A l'arrivée on se sépare enfin de notre voisin et on aborde avec une petite angoisse le passage des détecteurs thermiques (malgré le doliprane pris une demi-heure avant !).

Mais aucun problème. Le passeport et le visa sont ok aussi. On retrouve nos bagages tout de suite, on échange nos premières devises directement dans l'aéroport et on part à la recherche d'un taxi que l'on trouve de suite. Trop facile la Chine !

Avec notre nom d'hôtel écrit en chinois sur un papier, notre chauffeur démarre au quart de tour. Coup de bol, on est tombé sur le seul chinois qui se prend pour Schumacher ! Et là on se dit que c'est trop bête d'avoir échappé à un crash d'avion et à une mise en quarantaine pour finir encastré sous un camion. Heureusement, nous avons été un peu distrait, Françoise pensait avoir oublié son portable dans l'avion. Mais nous l'avons vite retrouvé dans mon sac à dos où mon verre d'eau KLM s'était crevé au milieu de mes papiers et autres guides !

Miracle, nous arrivons entiers à l'hôtel. La réceptionniste ne trouve pas notre réservation mais tout fini par s'arranger. La chambre au vingtième et dernier étage est superbe, avec vue sur la ville.

Une bonne douche et nous voila d'attaque pour une première virée avec un plan à la main. Comme il est un peu tard, nous décidons de partir à pied dans le coin.

Nous renonçons au bus pour le moment car les inscriptions ne sont pas très claires pour nous :



Premières initiations du piéton au milieu du trafic. Il faut se méfier de tout. Le piéton n'est pas prioritaire. Et comme les 2 roues passent au feu rouge, que les taxis prennent facilement leurs aises et que tous les véhicules tournant à droite sont prioritaires, il devient difficile voir téméraire de traverser ! Mais on s'adapte vite.

Notre petite ballade nous fait découvrir des quartiers typiques, pleins de vie, bien loin des zones touristiques. Ici, on voit un chargement impressionnant sur un vélo :



Là, un coiffeur fait sécher ses serviettes (notez les couleurs !) :



Un petit parc où les gens font leur gymnastique et jouent aux cartes, des petits commerces, des restos de rues peut-être pas très hygiéniques... mais cela ne nous a pas arrêté et pour 80 cts d'euros nous avons mangé nos premières brochettes (calamars et émincés de je sais pas quoi !)



De là, nous décidons d'aller sur le Bund, ballade conseillée en soirée par nos trois charmants guides (Le Routard, le Michelin et le Lonely Planet). Nous prenons donc le métro, facile d'utilisation (le nom des stations est aussi en anglais sur des guichets automatiques), et nous descendons à la plus proche station (2 à 3 kilomètres de notre destination). Et là, mon GPS sur pattes (Françoise), qui ne se trompe soi-disant jamais, prend la rue à contresens. Après une bonne heure de marche, toujours pas de rivière en vue...



Le doute s'installe, on vérifie et s'apercevant de notre erreur et trop fatigué, nous hélons un taxi et rentrons à l'hôtel. Le Bund, ça ne sera pas pour ce soir !!!

Demain, les visites sérieuses commencent...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire